Légumerie des cantines de l'Essonne abandonnée : ce que ça change pour les repas locaux de vos enfants
Le Département de l'Essonne renonce à sa légumerie, jugée trop chère, et choisit une autre solution pour garder du local dans les cantines.

Vos enfants mangent à la cantine en Essonne et vous espériez des légumes produits localement ? Le Département renonce à sa légumerie d'Étréchy : trop chère, donc pas viable. Une autre solution a été choisie pour continuer à servir du local aux enfants.
En bref
- Le Département abandonne sa légumerie, lancée il y a cinq ans, dont le site était choisi à Étréchy.
- Motif invoqué : un modèle économique jugé non viable, dans un contexte de finances départementales qui se dégradent depuis plusieurs années.
- Une autre solution a été choisie pour servir du local aux enfants malgré l'abandon de la légumerie.
Le chiffre clé : 5 ans, durée écoulée depuis le lancement du projet de légumerie, finalement abandonné.
Le Département de l'Essonne renonce à sa légumerie d'Étréchy, jugée trop chère
Le projet est enterré. Le conseil départemental de l'Essonne ne construira pas la légumerie qu'il préparait depuis cinq ans pour les cantines du territoire. Le motif tient en un mot : le coût.
Une légumerie, c'est un atelier où l'on transforme des légumes bruts : lavage, épluchage, râpage. Ici, les légumes devaient être produits localement, puis servir aux cantines scolaires du département, mais aussi aux Ehpad et aux communes.
Le lieu était même arrêté : Étréchy. L'intérêt d'un tel outil saute aux yeux pour une cuisine collective, avec des légumes locaux déjà préparés. Sur le papier, tout le monde y gagnait. Dans les faits, l'équipement ne se fera pas.
Un projet espéré pour 2023, reporté en 2025, puis stoppé par les finances du Département
L'histoire est longue. Lancé il y a cinq ans, le chantier espérait ouvrir en 2023. Le calendrier a ensuite glissé : le projet a été reporté en 2025. Aujourd'hui, le Département tire un trait dessus.
| Date | Étape |
|---|---|
| 2020 | Une légumerie est inaugurée à Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne |
| Il y a cinq ans | Lancement du projet essonnien |
| 2023 | Ouverture espérée |
| 2025 | Projet reporté |
| Aujourd'hui | Projet abandonné |
En cause, la situation financière du Département, qui n'a cessé de se dégrader ces dernières années. Quand les marges se réduisent, un équipement neuf destiné à plusieurs types de clients, cantines, Ehpad et communes, devient difficile à porter.
Le prix dépasse ce que les collectivités locales peuvent investir, dit le président du Département
François Durovray, président du département (LR), l'explique sans détour au Parisien :
« Nous avons arrêté la légumerie car le modèle économique n’est pas viable. »
François Durovray, président du conseil départemental de l'Essonne, au Parisien
Il précise avoir regardé ce qui se fait en Seine-et-Marne, où une légumerie a été inaugurée en 2020 à Combs-la-Ville. Sa conclusion : le prix va au-delà de ce que peuvent investir les collectivités locales.
Le message est clair pour les familles. Ce n'est pas le principe du local qui est remis en cause, c'est l'addition d'un équipement dédié. Aucun montant précis n'est avancé dans les éléments disponibles, mais l'argument est financier de bout en bout.
Une autre solution est choisie pour continuer à servir du local aux enfants
L'abandon de la légumerie ne signe pas la fin de l'objectif. Le Département a choisi une autre solution pour manger local. C'est la bonne nouvelle de ce dossier : l'ambition de mettre des produits du territoire dans les assiettes des enfants reste affichée.
Les contours exacts de cette alternative ne sont pas détaillés dans les informations disponibles : ni calendrier, ni coût, ni organisation. Il serait donc prématuré de promettre un changement visible dès la prochaine rentrée dans la cantine de votre enfant.
Ce qui est sûr, c'est que le projet qui devait fournir des légumes lavés, épluchés et râpés aux cantines n'existera pas. Les cuisines concernées devront donc s'appuyer sur autre chose.
Votre budget cantine : aucun changement annoncé, mais quelques questions à poser
Les informations disponibles ne font état d'aucune modification des tarifs de cantine liée à cette décision. L'arrêt du projet est justement présenté comme une façon d'éviter une dépense jugée trop lourde pour les collectivités.
Si vous voulez savoir ce que cela donnera concrètement dans l'assiette, trois questions simples à poser à votre mairie ou à l'équipe qui gère la restauration scolaire :
- D'où viennent les légumes servis à la cantine de mon enfant ?
- La commune est-elle concernée par la nouvelle solution choisie par le Département ?
- Cette solution aura-t-elle un effet sur les menus ou sur les prix ?
Les conseils de parents d'élèves sont un bon relais pour obtenir ces réponses, notamment en commission restauration quand la commune en organise une.
Vos questions
Pourquoi la légumerie de l'Essonne est-elle abandonnée ?
Le Département juge le modèle économique non viable, alors que sa situation financière se dégrade depuis plusieurs années. Son président explique que le prix dépasse ce que les collectivités locales peuvent investir.
Où la légumerie devait-elle être installée, et pour qui ?
Le lieu choisi était Étréchy. Elle devait transformer des légumes produits localement, par lavage, épluchage et râpage, pour les cantines scolaires du département, les Ehpad et les communes.
Les cantines vont-elles tout de même servir du local ?
Le Département affirme avoir choisi une autre solution pour manger local. Ses détails ne sont pas précisés pour l'instant : renseignez-vous auprès de votre mairie pour savoir ce qui concerne la cantine de votre enfant.
Sources : leparisien.fr.
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