Aller au contenu
Actu chaude Idées cadeaux, jeux et vie de famille, de la naissance à l'adolescence Noël approche

Chaleur et grossesse : pourquoi l'ONU parle de « danger accru », et ce que réclame son chef du Climat

L'ONU Climat alerte sur le danger accru des vagues de chaleur pour les femmes enceintes : naissances prématurées, faible poids, complications maternelles.

La rédaction Enfants K'dos Publié le 6 min
Ventilateur bon marché sur une table de salon parisien, verre d'eau à moitié vide et rideaux tirés contre la chaleur

Vous attendez un bébé, ou un proche en attend un : la chaleur extrême n'est pas qu'un inconfort. Lundi, le chef de l'ONU Climat, Simon Stiell, a alerté sur le « danger accru » des vagues de chaleur pour les grossesses, avec des risques précis pour la mère et le bébé.

En bref

  • Simon Stiell, chef de l'ONU Climat, a alerté lundi sur le danger accru des vagues de chaleur extrême pour les femmes enceintes.
  • Ces vagues de chaleur sont de plus en plus souvent associées à des naissances prématurées, des mort-nés, un faible poids de naissance et des complications maternelles.
  • L'alerte a été lancée aux Fidji, lors de la pré-COP, avant la COP31 prévue en novembre à Antalya, en Turquie.

Le chiffre clé : 4 risques, associés aux vagues de chaleur pendant la grossesse : prématurité, mort-nés, faible poids, complications maternelles.

Quatre risques sont de plus en plus souvent associés à la chaleur extrême

Le message vient du plus haut niveau de l'ONU sur le climat. Dans un discours prononcé aux îles Fidji, Simon Stiell a choisi de mettre en avant un sujet qui touche directement les familles : ce que les vagues de chaleur font aux grossesses.

Il a détaillé quatre conséquences, de plus en plus souvent associées à ces épisodes de chaleur extrême liés au changement climatique :

  • les naissances prématurées ;
  • les mort-nés ;
  • le faible poids à la naissance ;
  • les complications maternelles.

Pour une future maman, cette liste donne une idée claire de ce qui est en jeu. La chaleur ne concerne pas seulement le confort de la mère : elle est aussi liée à l'issue de la grossesse et à la santé du nouveau-né.

Le chef de l'ONU Climat décrit une tendance qui s'accentue

Le choix des mots compte. Simon Stiell ne parle pas d'un phénomène isolé, mais d'un lien de plus en plus fréquemment constaté. Voici sa phrase :

« Les vagues de chaleur extrême liées au changement climatique pendant la grossesse sont de plus en plus souvent associées à des naissances prématurées, à des mort-nés, à un faible poids à la naissance et à des complications maternelles. »

Simon Stiell, chef de l'ONU Climat, lors de la réunion préparatoire à la COP31 aux îles Fidji

Le verbe est « associées ». Il décrit une association de plus en plus observée, pas une fatalité pour chaque grossesse. Il n'annonce pas non plus que toutes les femmes enceintes seront touchées.

Ce discours ne porte pas sur des gestes du quotidien à adopter. Il sert à rappeler que la chaleur est un enjeu de santé pour les grossesses. Pour des consignes personnalisées, votre médecin ou votre sage-femme reste l'interlocuteur adapté.

L'alerte tombe à la pré-COP, quelques semaines avant la COP31

Cette prise de parole a eu lieu à l'ouverture de la réunion préparatoire au sommet de la COP31, aux îles Fidji. Ministres et négociateurs sont réunis jusqu'à jeudi à Nadi, aux Fidji, et aux Tuvalu. L'objectif est d'insister sur la réalité du changement climatique déjà à l'œuvre dans le Pacifique.

La grande conférence mondiale sur le climat, placée sous l'égide de l'ONU, doit ensuite se tenir en novembre à Antalya, en Turquie. Les discussions de cette semaine doivent préparer le terrain.

Le Pacifique est un cas parlant. Aux Tuvalu, deux des neuf atolls coralliens sont déjà en grande partie submergés. Le Premier ministre du pays, Feleti Teo, a résumé la situation à l'ONU la semaine dernière : « La montée du niveau de la mer n'est pas une menace future, c'est une réalité du présent. »

Peu de dirigeants font le déplacement : moins d'une dizaine ont confirmé publiquement leur venue. Le ministre des Affaires étrangères du Népal, Shisir Khanal, en fait partie. Son pays est encore sous le choc de la crue dévastatrice survenue dans l'Himalaya le 26 août.

Les filles sont aussi touchées, selon un rapport de Plan International

Le même jour, l'ONG humanitaire Plan International a publié un rapport sur les droits des filles. Il s'appuie sur une enquête menée auprès de 5 000 filles et jeunes femmes de 15 à 24 ans, au Pérou, au Sénégal, au Zimbabwe, au Kenya et au Bangladesh.

Son constat : le dérèglement climatique a des « conséquences dramatiques » sur ces droits. L'ONG cite les mariages d'enfants, les grossesses non désirées et les violences sexistes et sexuelles.

Ce rapport ne porte pas sur la France. Il montre toutefois que les effets du climat sur les filles et les jeunes femmes ne se limitent pas à la chaleur : ils touchent aussi leur sécurité et leurs choix de vie.

Les moyens d'adaptation restent très inférieurs aux besoins

Lynda Tabuya, ministre fidjienne du Climat, a appelé les pays développés à s'engager pour une « transition juste » et à soutenir les « pays qui souffrent le plus dans le monde ». L'enjeu est financier. D'après un rapport de l'ONU publié en août, les pays en développement ont besoin de 310 à 365 milliards de dollars pour s'adapter. Ils ne disposaient que de 26 milliards de dollars à cette fin en 2023.

Les discussions sont aussi tendues. L'Australie, qui conduit les négociations de la COP31 mais exporte beaucoup de charbon, est accusée d'hypocrisie. Son ministre Chris Bowen répond qu'en tant que pays exportateur de combustibles fossiles, l'Australie a « quelque chose de différent à apporter ».

RepèreCe qu'il mesure
310 à 365 milliards de dollarsBesoins d'adaptation des pays en développement
26 milliards de dollarsFonds disponibles pour cela en 2023
1,2 milliard de personnesDéplacements possibles d'ici 2050 avec la montée des eaux
2 atolls sur 9Déjà en grande partie submergés aux Tuvalu
1,5 °CObjectif que les pays du Pacifique veulent maintenir

Le niveau de la mer monte à un rythme record, selon un rapport du Secrétariat général de l'ONU publié en août. Les pays insulaires subissent une élévation deux fois supérieure à la moyenne mondiale.

Vos questions

Que dit exactement l'ONU sur la chaleur et la grossesse ?

Simon Stiell, chef de l'ONU Climat, affirme que les vagues de chaleur extrême liées au changement climatique sont de plus en plus souvent associées à des naissances prématurées, des mort-nés, un faible poids à la naissance et des complications maternelles. Il s'agit d'une association de plus en plus observée, pas d'une règle valable pour chaque grossesse.

Où et quand cette alerte a-t-elle été lancée ?

Elle a été lancée lundi, à l'ouverture de la réunion préparatoire de la COP31 aux îles Fidji. Les discussions durent jusqu'à jeudi, à Nadi et aux Tuvalu. La COP31 doit ensuite se tenir en novembre à Antalya, en Turquie.

Le sujet concerne-t-il aussi les jeunes filles ?

Oui, mais sous un autre angle. Un rapport de Plan International, fondé sur une enquête auprès de 5 000 filles et jeunes femmes de 15 à 24 ans, signale des conséquences dramatiques du dérèglement climatique sur leurs droits. L'ONG cite les mariages d'enfants, les grossesses non désirées et les violences sexistes et sexuelles.

Sources : Europe 1.

Enfants K'dos suit l'actualité des familles : jouets, rentrée, santé, loisirs et calendrier. Toute l'actu chaude →